Leadership intellectuel

La réussite à l’ère de l’idéecentrisme

On dit souvent que les contemporains de la Renaissance n’étaient pas conscients de la nature de leur époque. Comme nous, ils se préoccupaient de leur quotidien. Dans les cafés ou dans la rue, ils se plaignaient de la circulation à Florence ou discutaient de politique et d’actualité, comme le traitement à réserver aux opposants à la doctrine de l’Église. Ils géraient leurs magasins, leurs fermes, leurs ateliers ou leurs paroisses sans savoir que leur époque serait perçue par les générations futures comme un tournant majeur dans l’histoire de la civilisation.

Les marques les plus reconnues et les personnalités, organismes et mouvements les plus influents s’appuient tous sur les idées.

Pour l’Institut, aucun doute possible : nous vivons à l’ère de l’idéecentrisme. Une ère où presque tous les secteurs de la société donnent la priorité aux idées, surtout celles qui révolutionnent les façons de faire, qui génèrent de la richesse ou donnent naissance à des solutions intelligentes. Les marques les plus reconnues et les personnalités, organismes et mouvements les plus influents s’appuient tous sur les idées.

Nous distinguons les idées banales de ce que nous appelons les « grandes idées ». Celles-ci vont loin, plus loin que les simples tactiques ou même que les stratégies classiques. Elles puisent dans l’inconscient collectif pour en extraire un concept qui touche les gens. Parfois source d’une foule d’idées tactiques à court terme, elles sont bien plus pérennes et discrètes que celles-ci.

Qu’est-ce que ça signifie pour les entreprises? Ou pour le dire bien simplement, du point de vue du dirigeant : « Qu’est-ce que ça change pour moi? »

La réponse : « Tant de choses! »

Le dirigeant avisé d’aujourd’hui cherche toujours à proposer des solutions plus durables que celles de son concurrent et à battre ce dernier au moment d’attirer et de fidéliser les clients (ainsi que les employés et les intervenants). Consciemment ou non, il cherche comment faire un bond en avant et rester en tête. Et la seule façon d’y arriver est de trouver la grande idée.

Par conséquent, les organisations doivent revoir leur fonctionnement et même les tâches de leurs dirigeants. L’ère des produits est révolue, tout comme celle des connaissances; nous sommes à l’ère de l’idéecentrisme. Le rôle du leader d’aujourd’hui est de favoriser l’émergence d’idées porteuses, et si possible, de grandes idées. Son organisation doit être conçue de manière à produire et à mettre en œuvre ces idées, dans une optique de création de richesse et de réussite pérenne.

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